Les fondements

Il semble que ce soit le passage à la position érigée qui, en modifiant le cahier des charges biomécaniques de l’épaule soit responsable de la véritable « épidémie » de lésions de la coiffe qui frappe notre espèce.
Cette verticalisation a transformé les forces de compressions qui s’exerçaient sur la glène en forces de translation. Ces forces tendent à provoquer une ascension de tête humérale et à comprimer la bourse et les tendons sous la voûte acromiale.

Ce dysfonctionnement entraîne une détérioration tendineuse très précoce que l’on peut constater dès l’âge de 20 ans. Au fil des ans, les tendons se détériorent progressivement pour aboutir, dans certains cas, à une rupture (50 % de rupture chez des sujets de 50 à 60 ans dans une population asymptomatique).
Depuis 20 ans, des progrès considérables ont été réalisés dans la connaissance de la biomécanique de l’épaule et de la physiopathologie de la coiffe des rotateurs.
L’analyse de la littérature ainsi que différents travaux que nous avons réalisés montre que les patients souffrant d’une tendinopathie de la coiffe des rotateurs présentent toujours une limitation de la mobilité passive gléno-humérale en flexion souvent associée à une limitation de cette mobilité en abduction. Cette diminution de la mobilité est, pour nous, secondaire à une perturbation de la cinématique gléno-humérale dans le plan sagittal et horizontal.

Décentrage et Spin

Ces perturbations de la cinématique articulaire sont plus communément appelées décentrages gléno-huméraux. Nous avons montré que ces défauts étaient associés aux signes de conflits et de tendinopathies. Leur correction permet une nette diminution de ces signes.

C’est sur cette base que nous avons développé depuis 25 ans une méthode de rééducation spécifique selon un Concept Global d’Epaule : la méthode CGE© qui s’applique avec succès à l’ensemble des pathologies de l’épaule.