UN ENJEU QUI NOUS CONCERNE TOUS

Au-delà de l’obligation règlementaire, la prévention des TMS devient un enjeu de gestion qui rejoint la problématique de pénibilité et de bien-être au travail.
Elles affectent les entreprises autant que les individus :

Impact pour les individus

Les TMS se manifestent au niveau des individus par des symptômes de gêne et de douleur.
Ils évoluent, souvent « à bas bruit », pendant des années suite à l’exposition à des microtraumatismes résultant de l’activité de la vie quotidienne (travail et vie privée).

Peu à peu la gêne et la douleur s’installent, peuvent devenir permanentes et entraîner des séquelles irrémédiables conduisant parfois jusqu’à l’incapacité de travail, avec toutes ses conséquences psychologiques et sociales.

Impact pour les entreprises

Pour les entreprises, les TMS entraînent dysfonctionnements et coûts financiers : 50 % des arrêts de travail supérieurs à 3 jours, l’équivalent d’un treizième mois pour l’entreprise.

Une étude de l’ISEOR de 2002 a calculé le coût direct d’un TMS pour une entreprise : 100 à 500€ par salarié et par an (touché ou non par un TMS), à cela s’ajoute les coûts indirects : de 7 à 10 fois les coûts directs.

En 2008, une enquête de l’ISEOR à corroboré ces résultats en calculant les coûts cachés* des TMS à 10 à 30 fois les coûts directs.

* Coûts cachés = coûts indirects (Perte de productivité, coût du remplacement des salariés absents….) + coûts stratégiques (diminution de la qualité, baisse de la satisfaction client…).

Le cercle vicieux des TMS

Impact pour la société

Les TMS sont déclarés enjeu de santé publique depuis le début des années 2000.

  • En 2010, ils représentaient 85 % des maladies professionnelles et le nombre de maladies professionnelles reconnues continue  à augmenter de 20 % chaque année,
  • Ils représentent 60% des invalidités permanentes,
  • Leur coût est évalué à 1 milliard d’euros par an.

... et encore sous-estimés

Ces pathologies dégénératives ne sont pourtant recensées que lorsque les symptômes de gêne et de douleur sont suffisamment importants pour être conduire à la reconnaissance de maladie professionnelle.

En 2011, une étude réalisée par TM Institute avec une équipe de médecins du travail a permis de démontrer que sur un groupe de 284 salariés dans lequel seulement 4 maladies professionnelles étaient déclarés, 68 % des salariés présentaient déjà un dysfonctionnement articulaire (souvent encore non douloureux) susceptible de conduire à un TMS.

La prévention précoce des TMS est donc bien un enjeu sanitaire majeur !