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Frénotomie linguale : attention aux dérives !

Au cours des dernières années, on dénote une forte augmentation des actes chirurgicaux de frénotomie linguale chez les nourrissons. Le prétexte premier de cette opération serait d’optimiser l’allaitement du bébé et d’ainsi diminuer les douleurs ressenties par la mère. Malgré le manque de données sur l’efficacité de cette pratique, ce recours chirurgical est devenu une tendance en France et à l’étranger.

Qu’est-ce que la frénotomie linguale ?

La frénotomie linguale (ou frénectomie) consiste à sectionner ou à ablater le frein de la langue du nouveau-né. Cette procédure chirurgicale est supposée améliorer la mobilité de la langue et ainsi diminuer les gênes à l’allaitement. Les amplitudes de la langue sont augmentées et le nourrisson a la capacité de téter, de déglutir et de s’alimenter plus facilement.

La frénotomie est censée être une opération chirurgicale réalisée en dernière option par un pédo-dentiste. Lorsque le frein de la langue du bébé est trop court et que la rééducation a échoué, le dentiste disjoint le tissu fibreux relié au plancher buccal. L’opération se déroule sous anesthésie locale et est indolore. Pour faciliter la cicatrisation, le chirurgien utilise généralement une technique de section au laser. Si cette anomalie n’est pas détectée ou correctement soignée, le nourrisson peut développer des difficultés orthophoniques et/ou des dysfonctionnements maxillo-dentaires en grandissant.

Quel est le rôle du kinésithérapeute ?

Face à l’augmentation des cas de frénotomies linguales, l’Académie Nationale de Médecine a lancé une alerte au corps médical. Avant la réalisation de cette opération, les parents du patient sont supposés consulter un kinésithérapeute, un ostéopathie ou un orthophoniste. Ces professionnels de santé sont donc en première ligne pour éduquer les patients aux risques et aux dérives de cette pratique.

L’Académie Nationale de Médecine rappelle que la frénotomie linguale n’est pas recommandée :

  • Si l’allaitement du nourrisson se déroule sans encombre (même si la morphologie du frein de la langue est épaisse ou courte).
  • Si, en cas de difficultés, un diagnostic n’a pas été effectué par un professionnel de santé spécialisé en allaitement et basant ses pratiques sur des savoirs scientifiques prouvés. L’acte chirurgical doit aussi être approuvé par le pédiatre traitant.
  • Si l’acte chirurgical est réalisé sans tentative au préalable de rééducation conservatrice non chirurgicale (kinésithérapie, ostéopathie, orthophonie).

L’institution dénonce également le manque d’études scientifiques probantes sur l’efficacité de cette procédure. La prise en charge non chirurgicale doit absolument être favorisée en première intention pour éviter les dérives. La pratique d’une rééducation kinésithérapique peut permettre au nourrisson de retrouver une mobilité linguale optimale sans opération. Avec des exercices réguliers, le frein lingual peut s’étirer et la langue se repositionner. Ces modifications peuvent ainsi régler des problèmes liés à l’allaitement et éviter le recours chirurgical. Le kinésithérapeute a le devoir d’éduquer les parents à cette pratique pour préserver, s’il est nécessaire, le nouveau-né.

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